Affichage des articles dont le libellé est Roman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Roman. Afficher tous les articles

Will you stay ? d'Alicia Garnier



Auteure: Alicia Garnier
Édition: Auto-Édition
L'histoire:
Une fois les règles brisées, que reste-t-il ?
De retour à Wilmington, Dawn et Garrett apprennent à se redécouvrir. Les quatre années passées loin l’un de l’autre ont laissé des cicatrices qu’ils n’avaient pas soupçonnées. Alors qu’ils préparent leur premier Noël ensemble, des doutes ne tardent pas à s’immiscer. Et s’ils faisaient une erreur ?
Entourés par leurs proches, ils vont devoir faire face à la réalité et assumer leurs choix plus tôt qu’ils ne le pensent …
Le soir du 24 décembre les bouleversera à jamais.

Ma note: 8,5/10


   
Après maintes mésaventures, je suis enfin parvenue à me procurer ce livre. Il faut dire que la poste fait des blagues par chez moi. Bref, environ 4 mois plus tard ce beau bébé arrive enfin entre mes mains.

Comment en parler sans spoiler concrètement ? Tentons le tout pour le tout. Du coup, si vous n'avez pas lu Will you play ? Passez votre chemin, vous êtes prévenus.

Nous retrouvons Dawn et Garrett où nous les avions laissés, enfin, à quelques mois près. Leur quotidien s'organise doucement autour d'un événement survenu en tout début de tome.
D'ailleurs, l'entrée en matière nous offre un suspens un chouia angoissant pour notre propre bien.
Si dans l'opus précédent j'avais eu envie de frapper les deux protagonistes, souvent, pour leurs décisions irraisonnées, dictées par leur ego et leur peur.
Ici, j'ai seulement eu envie de secouer Garrett une ou deux fois. Autant dire qu'il y a du progrès. Et je ne peux même pas blâmer le bougre, pas après ce qu'il a vécu... Tout demeure d'une logique implacable dans son comportement. J'ai d'ailleurs fortement apprécié le travail que chacun des personnages fait sur soi. Il y a une maturité nouvelle des plus notable dans ce tome-ci.

On côtoie souvent des personnages de romans pour qui tout fini bien et on ne s'appesantit guère sur le la reconstruction des protagonistes, souvent inachevée en fin de récit. Part-on du principe selon lequel les personnages iront forcément bien après ce final heureux ? Par ce fait, ne fait-on pas fi de ce qui constitue la nature humaine en définitive ?
Là est le soucis, à mon sens. De ce qui est "romancé". Car "c'est ainsi que cela doit être". C'est ainsi que le schéma "éditorial" fonctionne, visiblement. En tant que lecteur, j'apprécie fortement les auteur-trice-s sortant des sentiers battus, pour mieux se rapprocher d'une vision non-fantasmée de l'existence.

Alicia Garnier a su donner cette représentation sans stéréotypes dés son premier roman. Et elle suit cette continuité avec cette novella, nous offrant ainsi, un après réel et tangible auquel il est possible de s'identifier. La résilience est un thème peu abordé, de manière concrète, aurais-je envie de préciser. Mais je crois qu'il est important de l'introduire dans les histoires contemporaines. Surtout quand il est traité avec tant de force et de substantialisme par une autrice telle que Alicia.

Pour finir, j'ajouterais que je n'étais prêt pour cette fin de novella... Je suis véritablement tombé des nues. Comprendrons ceux qui l'on lue. Pour les autres, jetez vous dessus sans plus tarder.

Je crois d'ailleurs que le chapitre de la résilience est loin d'être achevé et j'ai plus que hâte de lire une suite à cet univers.





« Franchement, la vie n’est pas juste, regarde-moi ça ! Il était déjà beau comme un dieu alors qu’à cet âge-là, j’étais plus proche d’un Gremlins que d’un être humain ! s’exclame Misha. » 


« Tu m'as redonné ce souffle de vie qu'il me manquait pour vivre pleinement. »

« On ne sait jamais lorsque notre vie est sur le point de basculer. En bien ou en mal. »

« Ma promenade d’hier soir m’a permis de réaliser deux choses : la première, c’est que j’aime Dawn à un point que je ne saurais décrire ; la seconde, c’est que je ne la connais plus aussi bien qu’avant… et ça m’angoisse. »

« La journée avait pourtant bien commencé. Je suis comblé en tout point, mais comme toujours, lorsqu’on n’y prend pas garde, le destin nous ramène sur terre. Et c’est ce qu’il vient de faire pour moi. La communication a été brève, mais elle a suffi à me paralyser durant plusieurs secondes. »

Intérêts: Retrouvez les personnages qui nous avait tant manqués. Les voir s'apprivoiser de nouveau. Le nouveau quotidien qui s'engage avec les autres personnages secondaires qui s'articulent avec eux.
Regret: Aucun... ah si. À quand la suite ?

Chroniques Homérides Tome 1 : Le Souffle de Midas de Alison Germain



Auteure: Alison Germain
Édition: Le chat noir
L'histoire: Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux. Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction…  
Ma note: 9/10


   
J'avais tellement hâte de découvrir ce roman. Moi qui écumais les livres de mythologies grecques par dizaines de kilos étant enfant, ce fut un véritable plaisir de me plonger dans une adaptation des mythes signée Lili.
Le récit est mis en place par petites touches, avec un prologue très intrigant et des premiers chapitres qui épaississent un mystère que l'on tente de percer à jour durant une bonne partie de la narration. Nous glanons concrètement un début d'informations sur tout ce qui constitue l'univers du roman à la fin de celui-ci. De ce fait, je pense que nous sommes partis pour une saga épique qui saura nous ravir dans les prochains tomes.
Ce premier opus nous expose en premier lieu les personnages, sans trop forcer sur l'action. Nous découvrons les proches de l’héroïne, ses liens familiaux, son quotidien, jusqu'à l'élément déclencheur du récit...

Louise, notre protagoniste principale hérite d'un don. Celui de changer ce qu'elle touche en or. Autant dire que ce n'est pas ce qu'il y a de plus pratique pour entretenir une vie sociale. Passé la surprise, que dis-je, le choc, il faut trouver des réponses, tenter de comprendre et surtout, débusquer le moyen de faire revenir tout cela à la normale.
Oui, mais voilà, vous vous en doutez, rien n'est jamais simple quand on se voit léguer le souffle de Midas. La jeune femme devra composer avec un destin qu'elle n'a pas réclamé, son quotidien se trouvant bouleversé par sa nouvelle condition d'homéride.

J'ai apprécié le fait que nous suivions toutes ces péripéties du point de Louise, sans que tout nous soit servi sur un plateau. Je n'ignore pas que certaines personnes ont conçu une certaine frustration de ne pas en apprendre plus quant aux homérides et aux gardiens, mais cela donne une dimension réaliste non négligeable à l'histoire. Après tout, il est même question d'une jeune fille lambda qui se retrouve plongée dans un monde pratiquement onirique pour elle. Ses réactions sont logiques, peur, instinct de conservation, colère, tout y passe. D'une certaine manière, nous avons là un roman initiatique, loin des genres fantasy auxquels nous sommes habitués. Louise prend son envol, mais sans rebondissement capillotracté.

Pour ceux qui ne seraient pas familiers de la mythologie grecque, pas de panique, l'auteure a pensé à tout, semant des notes durant la lecture. Le champ lexical est riche et les références à la culture populaire m'ont plus d'une fois donné le sourire.
Je n'oublie pas un des éléments que j'ai le plus apprécié, Angus. Il n'a pas seulement été le facteur de beaucoup de réponses au sujet des homérides, le guide durant le récit, mais également le sujet de beaucoup d'autres questions.
Quand à l'antagoniste, nous en apprenons peu sur lui, mais son imagination sadique me plait assez pour que j'espère le revoir très bientôt dans le prochain tome.
En conclusion, ce premier roman est une réussite de mon point de vue et je gage que nous n'aurons pas un instant de répit concernant la suite.



«
— Vous êtes plus vieux que vous en avez l’air, ai-je raison ?
— Votre perspicacité m’impressionne, Louise, avoua-t-il avec honnêteté, même si je déteste l’idée que vous me trouviez vieux. C’est exact, je suis né le 24 mai 1891.
— Mille-huit-cent quatre-vingt-onze ?! La vache !
Ma réaction le fit rire. Découvrir qu’il avait plus de cent ans me scia les pattes, je ne fus cependant pas surprise d’apprendre qu’il était gémeau. Cela expliquait ses changements brusques de tempérament. Si on croyait à ces choses-là bien sûr. »


« Certains jours, j'avais carrément l'impression d'évoluer en pleine série télé des nineties. Charmed ou Buffy contre les vampires par exemple. Pour un peu, je m'attendais à voir Phoebe Halliwell venir se procurer quelques cristaux protecteurs dans mon échoppe, ou bien Alex et Willow se préparer en vue d'une attaque de démons dans le cimetière le plus proche. »

«
Non, mais tu peux pas faire attention! hurla Marshall, en plus d'être complètement timbrée, t'as de la merde dans les doigts! C'est pas possible d'être aussi... Non, mais t'as vu la tache que t'as faite?
[...]
J'ai pas fait exprès idiot, c'est pas en criant aussi fort que t'es con que ça va changer quelque chose! »

«
[...] Qui aurait cru qu'une crevette comme vous en avait autant dans le ventre?
Je haussai un sourcil.
Vous essayer de me faire rire?
il sourit.
Est-ce que ça marche?  »

«
Je transforme tout ce que je touche, Nimue ! D'abord le livre, les papiers qui traînaient dans mon sac, mes clefs et mes Doc Martens !
Mon amie hocha la tête en pinçant les lèvres.
Au moins elles sont collector maintenant, je suis sûre que tu peux en tirer un bon prix sur eBay... »



Intérêts: L'évolution de l'héroïne principale. Son duo avec Angus L'univers mythologique adroitement mêlé à notre monde. L'humour.
Regret: Pas assez de temps avec le méchant. Le roman met un certain temps à démarrer.

Attirance tome 2: L'écume des mensonges de Anne Greenwood Brown



 
 
Auteur: Anne Greenwood Brown
Édition: Milan Eds
L'histoire:La famille de Lily a choisi d’éloigner la jeune fille du lac pour la protéger. Depuis un mois, elle attend que Calder revienne vers elle, qu’il l’appelle, qu’il vienne la voir, qu’il lui donne un signe de vie. Mais rien. Lily oscille entre inquiétude et colère. Les informations locales diffusent alors un étrange reportage, les restes d’un énorme poisson ont été retrouvés près du lac, un poisson d’un genre inconnu… De son côté, le père de Lily refuse de s’éloigner du lac, de plus en plus perturbé par l’appel de l’eau.
Ce second tome raconte l’histoire du point de vue de Lily.

Ma note: 6,5/10



Comment dire à quel point j'ai été déçu par cette suite ?... Déjà, je crois que la première erreur était de raconter l'histoire du point de vue de Lily. Pas que son opinion soit inintéressante, mais sa perception change toute la donne. Nous n'avons plus cette atmosphère particulière distillée par Calder. Il n'y a plus cette singularité et ce magnétisme ambiant, envolé. Alors certes on retrouve Calder, mais il n'est plus délivré de la même manière. Et surtout, on découvre le pot au roses ! Lily n'est pas si extraordinaire que ça. Franchement de la vision qu'en avait Calder, je ne l'imaginais pas ainsi. Je l'ai trouvé naïve et capricieuse, comme si elle ne prenait pas conscience de l'urgence de la situation et des sacrifices indispensables. Bref, elle m'a agacé, sans parler de tous ses potes de lycées ultra stéréotypés.
Surtout que l'action ne se déroule pas du point de vue de Lily, elle est laissée sur la touche à mon goût, pendant que Calder vadrouille et vit les choses intéressantes. D'ailleurs parlons en, il m'a manqué ce bougre ! Même s'il est présent, il manque pourtant cruellement au récit. Ça me manque de ne plus être dans sa tête. Le climat du premier opus me manque ! En gros, je trouve que l'histoire conté du point de vue de Lily dérègle un peu la crédibilité de l'histoire. Le changement radical de comportement de Jason Hancock est assez perturbant et on l'assimilerai plus j'en suis certain, si on le vivait de l'intérieur. La, j'ai trouvé ça assez capillotracté jusqu'à ce qu'on ait l'explication et encore...

Sinon le rythme du récit n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais, même s'il se claque un peu sur celui du premier tome (j'entends intrigue, péripéties, actions, etc..). J'ai aimé retrouvé Maris, Pavati, Jack Petit, même si ce dernier m'a tapé sur le système tout le long avec ses obsessions frôlant la psychose sévère. Et surtout Sophie, le jeune sœur Hancock qui n'a cesser de me surprendre avec plaisir. Outre le désagrément Lily, nous en découvrons un peu plus sur l'univers et la mythologie des sirènes. Une série de meurtres repêchés dans le lac sème la panique et le doute dans la ville et c'est ce qui justifie que l'histoire soit racontée du point de vue de Lily. Ce qui ne l’empêche pas de nous faire part de ses problèmes existentiels fichtrement nombrilistes. L'originalité du premier tome à été balayé par le schéma habituel de la jeune fille amoureuse de la créature surnaturelle. Fort heureusement, nous ne tombons pas pour autant dans la guimauve propre à ce genre en général. La romance est clairement mise de côté au profit de l'intrigue principale

Cependant, malgré toutes mes jérémiades anti-Lily, j'aime à penser que l'auteur nous réserve de belles surprises et qui sait, une évolution surprenante concernant son personnage féminin principal. Surtout avec une fin pareille, il ne saurait en être autrement !! J'attends le tome 3 avec impatience en espérant faire un nouveau tour dans les pensées de Calder. Ayant vu le premier chapitre du troisième tome ( en vo ), j'ai constaté qu'il y avait encore du Lily au menu. Mais j'ai foi en Anne Greenwood Bown, j'y crois, j'y crois !!!



«
Comment as-tu survécu pendant toutes ces années à vivre dehors ?
Qu’est-ce que t’as apporté ? Un duvet ?
Il se glissa hors du hamac et je le lui tendis. Il l’étala et, peinant un peu à trouver l’ouverture, se faufila à l’intérieur.
Il y a de la place.
J’en ai attaché deux ensemble.
Ses yeux verts brillèrent dans l’obscurité.
Ça veut dire qu’on n’est plus fâchés ?
Sophie dit que je dois être gentille avec toi. Et puis, j’aime le poisson frais, pas congelé. »

«
Alors, on va au ciné jeudi ? demanda-t-il.
Je pense qu’un peu de normalité me ferait du bien.
Exactement ce que je pensais. Il reste un seul problème : ce sont des soirées thématiques, et chaque jeudi représente une décennie différente. Ils ont déjà fait La Fureur de vivre et Beach Ball.
Donc on a droit aux années soixante-dix ?
Je fis la liste des films possibles dans ma tête.
La Fièvre du samedi soir ?
Si seulement. Les Dents de la mer.
Je remuai, mal à l’aise, alors qu’une basse et un violoncelle jouaient le célèbre mi-fa dans ma tête : da-dum, da-dum, dadum.
Calder déchiffra facilement mon appréhension.
Peut-être qu’on devrait remettre ça à plus tard. C’est Ghostbuster la semaine prochaine.
J’enroulai mes doigts dans les siens.
Non. Ce sera parfait. Les créatures marines mortelles, c’est ce que je préfère.
Oh, bien sûr. Je le savais. »
 

Intérêts: Toujours Calder, l'intrigue principale, le développement du personnage de Sophie.
Regret: Que l'histoire soit contée du point de vue de Lili.

The mortal Instruments tome 3: La cité de Verre de Cassandra Clare

 
Auteur: Cassandra Clare
Édition: Pocket Jeunesse
L'histoire: À la veille d'un affrontement ultime avec Valentin, Clary et Jace, découvre que l'amour est un péché mortel et que le passé renferme souvent de noirs secrets…
La lutte entre le bien et le mal se poursuit. Valentin rassemble son armée pour éradiquer la lignée des Chasseurs d'Ombres. Clary se rend dans la Citée de Verre afin de sauver sa mère et découvrir son passé. S'introduire dans la Cité sans l'autorisation de l'Enclave n'est pas sans danger...
Au cours de sa quête, Clary rencontre Sébastien, un garçon énigmatique. Avec lui, elle comprend que le seul moyen d'arrêter la fureur de Valentin est de former une alliance entre Chasseurs d'Ombres et Créatures Obscures. Comment conclure une telle union ? Clary saura-t-elle maîtriser ses nouveaux pouvoirs à temps pour cet ultime affrontement ?
Ma note: 10/10




Comment dire à quel point j'ai été déçu par cette suite ?... Déjà, je crois que la première erreur était de raconter l'histoire du point de vue de Lily. Pas que son opinion soit inintéressante, mais sa perception change toute la donne. Nous n'avons plus cette atmosphère particulière distillée par Calder. Il n'y a plus cette singularité et ce magnétisme ambiant, envolé. Alors certes on retrouve Calder, mais il n'est plus délivré de la même manière. Et surtout, on découvre le pot au roses ! Lily n'est pas si extraordinaire que ça. Franchement de la vision qu'en avait Calder, je ne l'imaginais pas ainsi. Je l'ai trouvé naïve et capricieuse, comme si elle ne prenait pas conscience de l'urgence de la situation et des sacrifices indispensables. Bref, elle m'a agacé, sans parler de tous ses potes de lycées ultra stéréotypés.
Surtout que l'action ne se déroule pas du point de vue de Lily, elle est laissée sur la touche à mon goût, pendant que Calder vadrouille et vit les choses intéressantes. D'ailleurs parlons en, il m'a manqué ce bougre ! Même s'il est présent, il manque pourtant cruellement au récit. Ça me manque de ne plus être dans sa tête. Le climat du premier opus me manque ! En gros, je trouve que l'histoire conté du point de vue de Lily dérègle un peu la crédibilité de l'histoire. Le changement radical de comportement de Jason Hancock est assez perturbant et on l'assimilerai plus j'en suis certain, si on le vivait de l'intérieur. La, j'ai trouvé ça assez capillotracté jusqu'à ce qu'on ait l'explication et encore...

Sinon le rythme du récit n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais, même s'il se claque un peu sur celui du premier tome (j'entends intrigue, péripéties, actions, etc..). J'ai aimé retrouvé Maris, Pavati, Jack Petit, même si ce dernier m'a tapé sur le système tout le long avec ses obsessions frôlant la psychose sévère. Et surtout Sophie, le jeune sœur Hancock qui n'a cesser de me surprendre avec plaisir. Outre le désagrément Lily, nous en découvrons un peu plus sur l'univers et la mythologie des sirènes. Une série de meurtres repêchés dans le lac sème la panique et le doute dans la ville et c'est ce qui justifie que l'histoire soit racontée du point de vue de Lily. Ce qui ne l’empêche pas de nous faire part de ses problèmes existentiels fichtrement nombrilistes. L'originalité du premier tome à été balayé par le schéma habituel de la jeune fille amoureuse de la créature surnaturelle. Fort heureusement, nous ne tombons pas pour autant dans la guimauve propre à ce genre en général. La romance est clairement mise de côté au profit de l'intrigue principale

Cependant, malgré toutes mes jérémiades anti-Lily, j'aime à penser que l'auteur nous réserve de belles surprises et qui sait, une évolution surprenante concernant son personnage féminin principal. Surtout avec une fin pareille, il ne saurait en être autrement !! J'attends le tome 3 avec impatience en espérant faire un nouveau tour dans les pensées de Calder. Ayant vu le premier chapitre du troisième tome ( en vo ), j'ai constaté qu'il y avait encore du Lily au menu. Mais j'ai foi en Anne Greenwood Bown, j'y crois, j'y crois !!!



«
Tu es ma soeur. Mon sang, ma famille. Mon rôle est de te protéger...
Il partit d'un rire amer.
... de te protéger des garçons qui ont de vilaines pensées sur ton compte. Or, j'ai exactement les mêmes.
Mais tu m'as dit que, dorénavant, tout ce qui t'intéressait, c'était d'être mon frère.
J'ai menti.
»

«
Où étais-tu passé ?
Quoi ? fit Jace, indigné.
Alec le secoua sans ménagement.
Tu étais censé aller faire un tour ! Qu'est-ce que tu as fabriqué pendant 6 heures ?
C'était une longue promenade.
Je vais te tuer, marmonna Alec en lâchant la veste de Jace. J'y songe sérieusement.
Se serait contre-productif, non ? »

«
S'il me prend l'envie de partir en flammes, je te le ferai savoir.
Simon n'avait jamais eu beaucoup de patience avec Jace.
Si tu m'as demandé de traverser toute la ville dans le simple but de m'examiner sous toutes les coutures, la prochaine fois, je t'enverrai une photo.
Et je l'encadrerai pour la mettre sur ma table de nuit.
[...]
[...] Bien que je répugne à l'admettre, vampire, nous avons un point commun
Une coiffure sensationnelle ? [...]
[...]
— Clary. Tu sais. Petite, rousse, toujours mal lunée »


Intérêts: Tout, les échanges tendus entre Jace et Clary, les répliques hilarantes qui détendent l'atmosphère, le dénouement final, les révélations sur le passé des personnages, la personnalité de Sébastien, le fin mot de l'histoire sur les accords avec les créatures obscures et j'en passe...
Regret: Peu de choses, que ce soit la fin de la trilogie centré sur Clary peut-être ?...

Attirance tome 1: Le baiser des Sirènes de Anne Greenwood Brown








"De tout l’hiver, je n’avais tué personne. Et je dois dire que je ne m’en portais pas plus mal. L’envie était là, bien sûr, mais trop de noyades suspectes multipliaient les ragots".







Auteur : Anne Greenwood Brown
Éditeur : Milan Eds
Collection : Macadam
Synopsis : Calder White vit dans les eaux froides du lac Supérieur. Il est le seul mâle d'une fratrie de sirènes. Pour survivre, les sirènes n'ont d'autre choix que de se nourrir d'énergie vitale humaine, donc de tuer. Mais Calder est convaincu qu'une autre manière de survivre est possible. Il veut arrêter de tuer et se ""sevrer"". Or, cet été, ses soeurs projettent de tuer Jason Hancock,? L'homme jugé responsable de la mort de leur mère. Pour attirer Hancock près du lac, on confie à Calder la tâche de se rapprocher de ses filles.
Ma note : 10/10




ᚠ 
MON AVIS

Après avoir lu une critique enjouée de LiliBouquine, j'ai voulu me laissé tenté par ce livre. Car il faut bien l'avouer, j'ai lut quantité de livres sur des créatures fantastiques (Vampires, loups-loups, sorciers, nephilim et compagnie) et j'avais peur, depuis la petite sirène, je n'avais encore jamais eu affaire à une histoire de Triton. Un des points fort de ce roman à mon sens : le narrateur, Calder, un jeune triton qui, s'il est loin d'être naïf, est assez peu commun avec l'univers des humains. Nous sommes complètement convaincu par ce personnage dans sa manière d'appréhender ce qui l'entoure, ce qu'il vit et ressent.

Si certaines personnes ont trouvé l'introduction du roman assez longue, je l'ai trouvé fascinante pour ma part, je n'ai rien contre les longues descriptions et les introspections poussées tant qu'elles sont pertinentes pour la suite. Et c'est pour dire que j'ai rarement rencontrer de personnages aussi intéressant que ce Calder. On est bien souvent fatigué de lire les mêmes choses sur les créatures fantastiques. Entre le vampire qui à mal à la vie dans sa trop longue existence, le loup-garou solitaire et les jeunes filles naïves et fades qui tombent sous le charme de la créature sous couvert de réflexions égocentriques et infantiles, bref il est souvent rare de trouver des scénarios et des héros qui sortent du lot. En fait, j'ai trouvé Calder en accord parfait avec la nature et sa condition de Triton mais c'est son détachement des notions humaines qui m'a vraiment plut, son naturel coulait de source si je puis dire. Aussi fluide que l'écriture de l'auteur.

Comme toute adaptation d'un univers fantastique, il y a un approfondissement personnel de l'écrivain. Anne Greenwood Brown décrit sa mythologie des sirènes. Des créatures aux conditions de vie et au régime alimentaire assez particulier, ce qui en fait des êtres plutôt malveillants et calculateurs, voir cruels. L'histoire se centre sur la vengeance, Calder et ses sœurs obéissent à une vieille rancœur de plus de quarante ans qui les conduisent jusqu'à la famille Hancock. C'est là qu'il rencontre Sophie et Lily, les filles de Jason Hancock. Si la romance fait partie intégrante du tableau, elle est bien loin en arrière plan, suggérée juste ce qu'il faut et non pas pivot essentiel de la trame. Une première pour un roman Young-Adult qui lâche habituellement des caisses de guimauves à ne plus savoir qu'en faire.
D'un certain côté le point de vue qu'apporte Calder, donne une dimension plus adulte à cette histoire, ses doutes et sa remise en question nous permettent de vraiment nous attacher à lui. Et j'ai beaucoup aimé l'héroïne dans sa manière de la regarder.

L'intrigue principale reste surprenante et le suspens est là, j'ai vraiment plongé à corps perdu dans ce roman, c'est le cas de le dire. Je vous le recommande sans réserve, surtout si vous êtes allergique aux histoires communes de romance fantastique vue et revue. C'est rafraîchissant, palpitant, un vrai bijou.


EXTRAITS

« Je fonçai comme une fusée vers la surface, bondissant à plus de trois mètres hors de l'eau et atterrissant sur la roche en un saut plus spectaculaire que n'importe quelle pirouette de baleine dans un parc aquatique.

Maris nous regarda sans la moindre expression.

Le visage et les épaules nues de Lily étaient encore incrustés de grains de sable arrachés au grès de la roche. Je collai mes lèvres aux siennes et soufflai. Rien. Je soufflai une deuxième fois. Puis une troisième. Elle se cambra et suffoqua avant de recracher une fontaine d'eau. Ma queue argentée heurta violemment la pierre. Maris m'enjamba et jeta sa veste sur la tête de Lily. Inutile qu'elle voie le monstre se contorsionner près d'elle ».


« Fourrant mon portable dans ma poche, je me levai en esqui­vant de la tête le compartiment à bagages et fis signe au petit garçon de passer. Il traîna son sac à dos derrière lui, le cognant un peu partout. Le personnel de bord m'adressa des sourires éclatants à la sortie. J'aurais pu détourner la tête pour me pro­téger de leur éventuel pouvoir d'attraction mais ils n'irradiaient aucune couleur. Aucune émotion sincère ne se dégageait d'eux.
Sur la passerelle, un vent vif filtrait à travers les parois rétrac­tables. On aurait aussi bien pu être en janvier. Maudissant Maris, j'enfilai l'un après l'autre les couloirs de l'aéroport jusqu'au terminal Lindbergh. Inutile de m'arrêter au carrousel à bagages : tout ce que je possédais se trouvait soit sur moi, soit dans mon sac à dos. Pantalon, short, sandales miteuses, sweat, deux tee-shirts élimés, montre de plongée, portable et casquette de baseball. Mes sœurs étaient un peu mieux four­nies, mais pas tant que ça. On voyageait léger dans la famille.
Raidissant les bras, je me mis à danser d'un pied sur l'autre pour me réchauffer. Toutes les trente secondes, je regardais ma montre. J'ignorais dans quelle voiture elles allaient arriver mais quand j'aperçus une vieille Chevrolet Impala déboîter au milieu de la file de voitures à moitié arrêtées, je les reconnus aussitôt. Je me demandai avec consternation où elles avaient bien pu la dénicher. La voiture paraissait en assez bon état - bien meilleur que celui de la Dodge Omni de l'été dernier. Le propriétaire était sûrement hébété quelque part, victime des dons d'hypnose de mes sœurs. Il aurait conscience d'avoir perdu quelque chose, mais quoi, déjà ?
Tallulah et Pavati avaient baissé leur vitre et passé la tête par la fenêtre. Elles me souriaient à pleines dents. Les longs che­veux noirs de Pavati ondulaient en vagues désordonnées devant son visage ; les cheveux plus courts de Tallulah retombaient bien droits, formant un épais rideau blond doré. Secouant la tête pour marquer ma désapprobation face à leur mauvais goût en matière de propriété volée, je grimpai sur le siège arrière à côté de Tallulah. Elle me colla un solide baiser sur la joue ».


INTERETS : La personnalité de Calder, la mythologie des sirènes, la mise en place de l'intrigue et les révélations.
REGRETS : Trop court !

C'est Lundi! Que lisez-vous? #2



J'ai repris ce concept/RDV hebdomadaire via le blog de Alva-Howl, qui l'a repris d'un blog anglais: Book Journey, repris en français d'autres blogueur(se)s. Le but est de répondre à trois questions : Qu’ai-je lu la semaine précédente? Que suis-je en train de lire actuellement? Que vais-je lire ensuite?



 Ce que j'ai lu la semaine passée


Verte de Marie Desplechin

 
"A onze ans. la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu'elle veut être quelqu'un de normal et se marier. Elle semble aussi s'intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu'elle voit mijoter un brouet destiné : empoisonner le chien des Voisins. Sa mère Ursule, est consternée. C'est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte, puisqu'elles ont l'air de si bien s'entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu'ils dépassent les espérances d'Ursule. Un peu trop, peut-être."                                                                                     J'ai voulu me lancer dans un roman jeunesse, a tout hasard, par simple nostalgie de mes premiers émois avec Roald Dahl et ce fut un échec cuisant, une décullotée magistrale, que dis-je, un soufflet royal. D'un ennui mortel, rien n'arrive au final et quatres points de vues différents ( quatre narrateurs) pour une seule personnalité au final, c'est dévelloper beaucoup de trésors de médiocrité. Bref, même les gosses d'aujourd'hui ne lisent plus ce genre de niaiseries.

 Note:


Ce que je suis en train de lire

 
La guerre est terminée. Clary rentre à New York pour s'entraîner à devenir Chasseurs d'Ombres. Mais les tensions se ravivent avec les Créatures Obscures, des Chasseurs d'Ombres sont assassinés...
Les deux camps se préparent à une nouvelle confrontation et se disputent Simon, un vampire diurne aux nombreux pouvoirs. lls ne reculeront devant rien. Au risque pour Clary de perdre tous ceux qu'elle aime...

Ce que je vais lire ensuite
Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : " Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux son égaux. "Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. "  
Il s'agira la pour moi d'une relecture, c'est un roman que j'ai lu pour l'école lorsque j'étais en troisième pour le cours d'anglais si je me souviens bien, je l'ai eu sous format de bande-dessinée alors j'était encore plus jeune. Bref c'est une histoire qui m'avait accrochée à l'époque. Une décalcomanie animale de notre mal-être bien humain quand à notre rapport au pouvoir qui grangrène.

Maudit Karma de David safer









"Il n'existe qu'une seule réaction normale quand on se réveille subitement dans un corps de fourmi: on ne le croit pas".








Auteur : David Safer
Éditeur : Pocket
Collection : Pocket
Synopsis : Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Dans l'au-delà, elle apprend qu'elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence. Non seulement elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie impossible à son entourage. Pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi. Et le pire reste à venir: de ses minuscules yeux d'insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit au plus vite remonter l'échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, le chemin est long. Kim devra surmonter bien des obstacles... et, au passage, revoir la plupart de ses conceptions sur l'existence !
Tour à tour incisif, léger et émouvant, Maudit Karma est un roman jubilatoire.

Ma note : 7/10



ᚠ 
MON AVIS
Maudit Karma est l'un des rares romans que je lit écrit par un homme, dans ce genre de registre je ne suis pas trop au fait des auteurs masculins. Bref, l'écrivain de « Jesus m'aime » et « Sors de ce corps William » m'a fait entrer dans son univers sans le moindre effort. C'est une écriture simple et fluide, avec quelques petites répliques piquantes et sarcastiques.

C'est une sorte de récit initiatique sur une femme qui n'a visiblement jamais eu conscience de l’importance des choses essentielles de la vie, elle a inversé l'ordre de ses priorités et met un moment avant de comprendre que les mauvais choix amènent le mauvais Karma et une fois la ligne d'arrivée franchie, les conséquences s'en ressentent indubitablement. Dans cette vision du cosmos régit par la loi du Talion, Kim va devoir changer sa façon de penser et découvrir ce qu'il y a de meilleur en elle. L'amour qu'elle porte à ses proches et qu'elle pensait acquis et/ou révolu sera son moteur, sa raison de continuer à exister à travers toutes ces prochaines vies.

Le livre se lit plutôt vite, il est drôle et l'histoire est assez touchante, on en vient a même ressentir de l'empathie pour cette Kim Lange qui nous apparaît comme faible et superficielle par bien des aspects. Cependant ce n'est pas un livre super original par excellence, je note quelques longueurs et certaines réactions de l'héroïne sont tout bonnement horripilantes. Mais comme qui dirait c'est le jeu ma pauvre Lucette ! C'est ce qui fait de Kim Lange un être humain, c'est ce qui fait que l'on s'attache a elle ou du moins que nous éprouvons de l'indulgence à son encontre, elle apprend de ses erreurs, même en étant profondément ancré dans sa médiocrité d'origine.



EXTRAITS

« Une minute chez le dentiste, c'est long. Une minute à regarder l'Eurovision, encore plus. Mais la pire épreuve de toutes, c'est la minute qu'il faut à un stupide test de grossesse pour décider s'il affichera ou non un deuxième trait ».

« "Mourir mangée par Nina était encore bien plus stupide que de recevoir un lavabo de station spatiale sur la tête" ».

« En un éclair, je compris que j'avais gâché ma vie. Et ça fit un grand "crac".
Bon, ça ne fit pas réellement "crac" - mais comment décrire le bruit que fait un coeur en se brisant ? La meilleure description serait peut-être celle-ci : c'est le bruit le plus effrayant qui puisse exister. Et de loin la douleur la plus violente. Une douleur mortelle ».

« Je regardais autour de moi et aperçus, somnolant dans un coin, une fourmi volante à l'aile déchirée. D'un seul coup, je fis tout à fait réveillée. C'était l'homme réincarné. Je m'approchai de lui aussi vite que me le permettaient mes pattes encore endolories.
- Bonjour, dis-je aimablement.
Il me jeta un bref regard, puis se rendormit. Il n'en avait vraiment rien à faire de moi.
Je choisis l'approche directe :
- Moi aussi, je suis un être humain réincarné.
Cette fois, il était tout ouïe.
- Mon nom est Kim Lange.
Ses yeux brillèrent, mais il ne dit rien. Sans doute lui fallait-il d'abord mettre de l'ordre dans les milliers de pensées qui s'agitaient dans son esprit (1). J'essayai de l'aider :
- Comment t'appelles-tu ?
- Casanova.
- Hein, quoi, comment, pardon ?
- Giovanni Giacomo Girolamo Casanova, énonça-t-il avec fierté.
Il n'y avait que trois possibilités : 1. Il était réellement la réincarnation de Casanova. 2. Il se foutait de moi. 3. Il était complètement cinglé.

(1) Mémoires de Casanova : "Une seule pensée joyeuse occupait mon esprit transporté et ravi : 'Dieu soit loué ! Après tous ces siècles de privations, je rencontre enfin une femme !' " ».



INTERETS :L'évolution personnelle et la prise de conscience de Kim Lange. Les différences notables d’intérêts/de priorités entre humains et animaux.
REGRETS : Bien que le passage chez les fourmis soit un moment charnière, certains passages m'ont ennuyés.


Une vie volée de Susanna Kaysen








 "Si vous habitiez ici, vous seriez chez vous en ce moment".








Auteur : Susanna Kaysen
Éditeur : J'ai lu
Collection : Poche
Synopsis : 1967, Susanna Kaysen a dix-huit ans. Elle a du vague à l'âme, elle est mal dans sa peau – comme beaucoup d'adolescentes, en somme. Mais de là à se retrouver internée comme malade mentale ! C'est pourtant ce qui va lui arriver... Tout commence par une visite chez un médecin qu'elle consulte pour un banal furoncle. La suite est un engrenage effrayant, dont elle ne sortira qu'un an et demi plus tard. Sans un mot de trop, sans fioritures, l'auteur nous décrit la vie quotidienne dans un hôpital psychiatrique réputé pour ses méthodes « modernes » et ses pensionnaires célèbres.
Ma note : 7,5/10



ᚠ 
MON AVIS
Initialement intitulé « La jeune fille interrompue », ce livre vous entraîne dans le passé de l'auteur, diagnostiquée « dépressive », « marginale », « désordre caractériel » ou encore « trouble de la délimitation personnelle », Susanna se retrouve victime d'une société qui ne tolère pas ceux qui dévient de la ligne traditionnelle édictée. Susanna n'a pas envie de faire des études, elle ne rêve pas d'un mariage et de nombreux enfants, elle est un peu trop rêveuse, un peu trop comme ça, pas assez « normale ». Donc Susanna investit un célèbre hôpital psychiatrique ou elle côtoient d'autres patientes toutes plus « spéciales » les unes que les autres. Entre Lisa l'ancienne junkie, Lisa cody qui se veut clone de la Lisa originale ou encore Daisy qui collectionne les carcasses de poulet, la vie n'est pas triste dans ce superbe établissement aux relents de Thorazine.

J'avoue avoir un peu décroché à certains moments. Non pas lors des passages aux aspects oniriques que nous offre Susanna quand elle parle de ses sensations, impressions ou réflexions, mais davantage lors des épisodes relatant la vie quotidienne de l'établissement médical. Il y a beaucoup mouvements dans le temps, d'aller et retour, si bien qu'il m'est arrivé d'être un peu perdu.

Outre les phases de délires oniriques de Susanna davantage dues au confinement de cet environnement surréaliste, j'ai beaucoup apprécié la vision assez actuelle de l'auteur. Susanna cohabite avec des personnalités atypiques, des membres du corps médical tantôt hypocrites, tantôt incompétents ou encore des règles de vie strictes, comme le fait de ne pas « s'extérioriser ». Une vision de plus de cette Amérique si particulière, vue de la fin des soixante, dans l'absurdité des codes d'une société rédigée par des conventions strictes plus désaxées que les patients qu'elle catalogue comme tel.

Susanna nous montre aussi ce souci de patriarcat ambiant, aussi responsable des préjugés existants de l'époque ( qui continuent d'ailleurs d'apporter de l'eau au moulin de beaucoup de clichés actuels). L'hystérie de la femme. Cette chose fragile est délicate, vouée à finir femme au foyer, ou bien étudiante accomplie, future pondeuse et encore épouse dévouée. Si la femme refuse « ce destin auquel elle est destiné », si elle est déprimée, aspire à  d'autres chemins : Cette femme est malade. Susanna voulait vivre autre chose, la facture était salée.



EXTRAITS


Le groupe avait une structure atomique : un noyau de timbrées entouré d'infirmières-électrons chargées de notre protection.


Les fous sont des boucs émissaires. Souvent, c'est la famille entière qui est folle mais, on ne peut pas envoyer toute la famille à l’hôpital, on choisit un bouc émissaire, qu'on enferme et qu'on laisse aussi longtemps que possible derrière les barreaux afin de rassurer la famille sur sa propre santé mentale.

Le suicide est une forme de meurtre, de meurtre prémédité. Ce n'est pas quelque chose qu'on fait dès la première fois qu'on y pense. Il faut d'abord s'y habituer. Et il faut en avoir les moyens, l'occasion et la motivation. Un suicide réussi exige une bonne organisation et du sang-froid.

INTERETS : Les réflexions personnelles et l'auto-analyse de Susanna, l'administration délirante de l'hôpital psychiatrique.
REGRETS : Certaines anecdotes avec les autres patientes de l'hôpital.

3.Top ten Wednesday (oui, je triche et alors?)

Le Top Ten Tuesday Wednesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français le blog de Iani.

_________


Voici le thème de cette semaine : 

Les 10 livres de votre PAL à lire absolument en 2014

Lorenzaccio de Alfred de Musset
 Les chroniques de MacKayla Lane, tome 1: Fièvre Noire de Karen Marie Moning
Le livre des choses perdues de John Connolly
Attirance, tome 1: le baiser des sirènes de Anne greenwood Brown
Dégraissez-moi ça! de Micheal Moore
Psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim
Les Etoiles de Noss Head, tome 1: Vertige de Sophie Jomain
Junk de Malvin Burgess
Si c'est un homme de Primo Levi
L'Elféméride, le grand légendaire des saisons de Pierre Dubois


Le retour des Highlander, tome 1: Le gardien de Margaret Mallory







"Un homme, un vrai, n'abandonne pas sa famille quand elle a besoin de lui, rétorqua-t-elle. La protection du clan commence par celle de ta famille."







Auteur : Margaret Mallory
Éditeur : Milady
Collection : Romance Pemberly
Site web : MargaretMallory.siteWeb
Synopsis : Après cinq ans passés à se battre sur le continent, Ian MacDonald revient sur son île natale de Skye, où il trouve son clan en péril. Bien décidé à réparer ses erreurs de jeunesse, il doit déjouer les manigances d’un adversaire sans scrupules, et faire face à Sìleas, l’épouse qu’il a délaissée pour partir au combat. Une surprise attend Ian : la gamine maigrichonne qui le suivait partout comme son ombre et qu’il a dû épouser à la suite d’un malentendu, est devenue une jeune femme aussi ravissante que farouche.
Ma note : 5/10

ᚠ 
MON AVIS

Premier roman de Margaret Mallory à mon actif, je dois dire que ce n'est pas une franche réussite. J'étais pourtant enthousiaste, on m'en avait dit beaucoup de bien. Que l'héroïne était touchante par sa fidélité indéfectible, que le héros un peu bourru et gauche était attendrissant. Mais je crois sincèrement que pour faire un roman, deux personnages ne suffisent pas à donner de la consistance à un récit. Surtout qu'il y a de quoi faire dans un contexte historique situé sur l'île de Skye, en Écosse.

Donc, ce que j'attendais, c'est du réalisme vis-à-vis de la culture des Highlands, un peu plus de rudesse quand au contexte social, plus de détail sur la quotidien de cette communauté et surtout plus de cohérence dans les rebondissements. Parce que la, c'était assez drôle par moments. La situation est critique, on se demande « comment il/elle va s'en sortir », on se ronge les ongles, on est dans l'action et Pouf, voilà que tout se résout de la manière la plus improbable qui soit. Soit le méchant renonce ( Oui, vous avez bien lut ), soit on nous sort une explication de disculpation de derrière les fagots, bien bien bien capillotracté ( et c'est le cas de le dire...).

Ce que j'ai aimé, car tout n'est pas à jeter, ce sont les descriptions des paysages Highlands, bien que sommaires, ils nous plongent dans cet environnement brut et sauvage. Un aperçu des croyances liées au mysticisme, bien que le fait que les hommes y soient aussi sensibles que les femmes restent assez peu crédible dans cette histoire. Certaines scènes humoristiques, la profondeur de certains personnages. Les recherches historiques de l'auteur sur les clans dans cette partie de l’Écosse, bien qu'elle ait adaptés certains éléments à sa sauce ( et c'est normal, on ne lui en veut pas), ça passe plutôt bien. Cependant je regrette la rapidité des événements, c'est ce qui me chiffonne un peu par rapport à la réalité. Alex, un Écossais bien atypique, j'ai d'ailleurs hâte de découvrir son histoire.
J'ai aussi aimé l'attitude balourde de Ian, pas vraiment au fait de comment on traite une femme.

Même si j'ai apprécié la volonté de Sileas de prendre son destin en main, à certains moments, je l'ai trouvé profondément absurde dans certaines scènes, elle entretient le cliché de la damoiselle en détresse et c'est une chose qui me hérisse le poil, plus que je ne saurais le dire !
Je reviens sur le rythme du livre, trop rapide, qui contredit les longueurs de certains passages. Cependant l'auteur se justifie de ce choix pour les besoins de sa trame. Pourtant qu'il aurait gagné en crédibilité s'il s'était écoulés plusieurs mois durant le récit. ça donne l'impression que les choses se règlent trop vite et du coup, trop facilement. Concernant les Highlanders et leur vie. Leur débrouillardise est la résultante d'une vie extrêmement dure (Chose respectée dans certains romans que j'ai put lire, ex: la vallée des larmes), mais ici, les choses sont un peu édulcorées, le contexte socio-politique est survolé à mon sens. C'est très dommage car cela aurait donné matière à davantage s'attacher aux personnages et à trouver de la consistance à d'autres plus en retrait, qui font malheureusement office de tapisserie. Du coup, il y a aussi une vilaine notion du genre « les gentils gagnent toujours et les méchants sont punis », encore un point en moins par rapport à la réalité.

D'accord c'est un roman, mais si l'auteur se prête au jeu des recherches historiques, de l'introduction des clans dans son récit et des références au gaéliques, il faut le faire sérieusement. Car parlons du gaélique. J'ai faillit m'étouffer dans mon thé vert pour le coup. Suivant mes connaissances en la matière, j'ai des amis d'Inverness en kilt, il y a un amalgame entre Gaélique Irlandais et Écossais. Je suis tatillon, mais voila, je n'aime pas. On m'a toujours dit que Mo Chridhe signifiait mon cœur en Écossais. Mo chroi, c'est mon cœur en Irlandais :/ ... Donc je reproche un manque de recherches de ce côté ci, surtout qu'il y a trois mots de gaélique dans le livre, c'est assez cruel. J'ai eu du mal avec la candeur de quelques scènes d'intimité. Les méchants sont méchants, mais on ne sait pas pourquoi, ce ne sont pas des personnages fouillés mais intellectuellement limités, seulement menés par leur bas-instincts et l'avidité du pouvoir. ET On pointera du doigt l'erreur Historique à laquelle l'auteur faire référence par rapport aux stratégies des grecs qui se sont transformés en Troyens sous la plume de Margaret Mallory, alors qu'ils n'avaient rien demandés.

Au final, on sent que l'intrigue qui sert de toile de fond n'intéressait pas l'auteur et du coup, elle la maîtrise assez mal, le problème c'est que cela altère ses personnages par la même.


EXTRAIT

-Il est hors de question que je passe ma vie entière à attendre qu'il ait des sentiments pour moi.
-Je n'ai jamais dit que tu devrais accepter moins que ce que tu mérites. Mais j'ai l'impression qu'Ian ignore à quel point il t'aime.
-Si tu veux mon avis, répliqua-t-elle, la mâchoire crispée, ignorer qu'il m'aime revient à ne pas m'aimer.
-Les hommes ont parfois besoin qu'on les pousse un peu, poursuivit Alex. Lui frapper la tête à coups de poêle, deux fois, c'était un bon début.
Sileas sentit la chaleur lui monter aux joues.
-Il l'avait cherché.
-Je n'en doute pas une seconde. Mais tu ne peux pas lui reprocher de vouloir t'entraîner sous les couvertures.
-Pff !

INTÉRÊTS : Les personnages de Ian et Alex, les descriptions de l'île de Skye.
REGRETS : L'amalgame entre le gaélique Irlandais et Écossais, Le manque de crédibilité de certaines situations dans leur résolution à la va y comme je te pousse. L'incohérence de certains personnages, dont Sileas.

The Mortal Instruments, tome 2: La cité des cendres de Cassandra Clare






"- Il paraît que la reine de la Cour des Lumières nous accorde une audience.
- C'est ça, rétorqua Magnus, et Madonna veut m'embaucher comme danseur pour sa prochaine tournée.
Alec le regarda, décontenancé.
-Qui c'est, Madonna?"






Auteur : Cassandra Clare
Éditeur : Pocket Jeunesse
Site web : Pocket Jeunesse.TheMortalsIntruments2
Synopsis :Le Monde Obscur est en émoi depuis le meurtre mystérieux d'un loup-garou survenu devant le Hunter's Moon. Du côté des Chasseurs d'Ombres, Valentin est de retour et une guerre sanglante se prépare.
Pris dans la tourmente des événements, Clary et Jace se lancent à corps perdu dans la lutte sans merci qui oppose les défenseurs du bien aux forces du mal. Un combat qui les mènera des souterrains de la Cité Silencieuse aux eaux sombres de l'East River...

Ma note : 9/10



ᚠ 
MON AVIS

Changement radical selon moi, j'ai senti l'auteur beaucoup plus à l'aise avec ses personnages, beaucoup plus libre dans sa manière de les régir et comme le décor est planté, on apprécie davantage cette immersion dans l'univers fantastique de Cassandra Clare. Le temps de m'en rendre compte, j'avais déjà finit de lire le livre. Il est certes plus court que le premier, mais la n'est pas la question, les rebondissements sont en masse et l'action est beaucoup mieux rythmée que dans l'opus précédent. Ce fut un réel plaisir. J'avais une réelle soif de connaître la suite et ma frustration de ne pas avoir le tome 3 sous la main est d'ailleurs bien pénible !

Clary revient dans ce tome avec un tout nouveau quotidien, entre l’hôpital, La découverte de ses nouveaux pouvoirs, sa colocation avec Luke et ses relations avec les chasseurs d'ombres, bien que l'un d'entre elle demeure tendue... Simon prend une nouvelle importance dans ce tome, il aura au moins le mérite de ne plus faire office d'acolyte efflanqué un peu tache, aux répliques légèrement copier-coller à la Jace. Pour le coup, je l'ai trouvé assez naïf dans ses investigations. Nous avons de nouvelles révélations sur le passé de la première génération avec Valentin, Lucian, les Lightwood et co... J'ai d'ailleurs hâte de Voir Sigourney Weaver dans la peau de l'inquisitrice ultra rigide, elle m'a d'ailleurs taper sur les nerfs cette madame revêche. Bref tout cela donne plus de corps aux personnages et plus de réalisme à tout cet univers. La petite immersion dans le monde des elfes n'est pas non plus sans me rappeler un certain passage aux enfers issu de la mythologie grecque, avec les règles du « Ne mange rien, ne vois rien ».

Les relations entre certains personnages prennent un nouveau tournant. On ressent clairement la frustration omniprésente dans ce tome ci, sans parler des elfes dépeints comme étant des créatures malignes et très joueuses, et ce, au dépend d'autrui, Un certain triangle amoureux en fera d'ailleurs les frais... On comprend mieux la psyché de certains protagonistes. Notamment Jace que j'adore de plus en plus, sa dureté et son cynisme sont bien évidemment le fruit de quelque chose de bien plus profond que ce à quoi nous avons eu droit précédemment. Ce qui aurait put passer pour un schéma ordinaire de l'ado rebelle et empaffé s'est révélé être très touchant. Car la résultante d'un passé plus que cruel.
Concernant l'action je l'ai trouvée plus cohérente et plus riche de détails, le bouquet final est d'ailleurs l'une des scènes que je préfère, cela se règle d'ailleurs plus vite que dans le tome précédent ou les personnages changeaient de décor et se perdaient en palabres parfois lourdes pour le lecteur. Bien évidemment le roman finit sur un cliffhanger bien frustrant, je ne me ferai pas avoir la prochaine fois, j’achèterai le reste des tomes d'un coup !!

EXTRAITS
« 
-Clary...
-Elle t'a dit qu'elle n'en voulait pas, intervint Simon. Et paf !
-"Et paf" ? répéta Jace d'un ton incrédule. C'est ça ta répartie ?
Alec, qui venait de raccrocher, s'avança vers la table, l'air désorienté.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Tu tombes en plein épisode des Feux de l'amour, ironisa Magnus. C'est assommant. »

« 
-Quoi ? Que tu as libéré un criminel potentiel, en fourrant ton frère entre les griffes d'un sorcier qui ressemble à une version gay de Sonic le hérisson et qui s'habille comme un croque-mort sous ectasy? »

« 
-Comment avez-vous réussi à convaincre Magnus de laisser sortir Jace ?
-Alec a pris sa place... expliqua Clary
-Juste pour quelques heures, se justifia Jace, à moins que je ne m'en sorte pas vivant, ajouta-t-il l'air pensif, auquel cas Magnus le gardera peut-être, il faut voir ca comme une location avec option d'achat. »
« 
-Il est mort ? demanda-t-il. Il a l'air mort, en tout cas.
-Non, lança Maryse avec colère, il n'est pas mort.
-Vous avez vérifié ? Je peux shooter dedans, si vous voulez. »


INTÉRÊTS : Le développement de certains personnages laissés sur le carreau dans le premier tome. Jace, toujours. Le sadisme de l'inquisitrice. La relation Jace/Clary. La nouvelle situation de Simon à la fin du roman.
REGRETS : le roman est trop court !!! Certaines réactions de Clary.