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C'est Lundi! Que lisez-vous? #2



J'ai repris ce concept/RDV hebdomadaire via le blog de Alva-Howl, qui l'a repris d'un blog anglais: Book Journey, repris en français d'autres blogueur(se)s. Le but est de répondre à trois questions : Qu’ai-je lu la semaine précédente? Que suis-je en train de lire actuellement? Que vais-je lire ensuite?



 Ce que j'ai lu la semaine passée


Verte de Marie Desplechin

 
"A onze ans. la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu'elle veut être quelqu'un de normal et se marier. Elle semble aussi s'intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu'elle voit mijoter un brouet destiné : empoisonner le chien des Voisins. Sa mère Ursule, est consternée. C'est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte, puisqu'elles ont l'air de si bien s'entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu'ils dépassent les espérances d'Ursule. Un peu trop, peut-être."                                                                                     J'ai voulu me lancer dans un roman jeunesse, a tout hasard, par simple nostalgie de mes premiers émois avec Roald Dahl et ce fut un échec cuisant, une décullotée magistrale, que dis-je, un soufflet royal. D'un ennui mortel, rien n'arrive au final et quatres points de vues différents ( quatre narrateurs) pour une seule personnalité au final, c'est dévelloper beaucoup de trésors de médiocrité. Bref, même les gosses d'aujourd'hui ne lisent plus ce genre de niaiseries.

 Note: ★☆☆☆☆☆☆☆☆☆


Ce que je suis en train de lire

 
La guerre est terminée. Clary rentre à New York pour s'entraîner à devenir Chasseurs d'Ombres. Mais les tensions se ravivent avec les Créatures Obscures, des Chasseurs d'Ombres sont assassinés...
Les deux camps se préparent à une nouvelle confrontation et se disputent Simon, un vampire diurne aux nombreux pouvoirs. lls ne reculeront devant rien. Au risque pour Clary de perdre tous ceux qu'elle aime...

Ce que je vais lire ensuite
Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : " Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux son égaux. "Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. "  
Il s'agira la pour moi d'une relecture, c'est un roman que j'ai lu pour l'école lorsque j'étais en troisième pour le cours d'anglais si je me souviens bien, je l'ai eu sous format de bande-dessinée alors j'était encore plus jeune. Bref c'est une histoire qui m'avait accrochée à l'époque. Une décalcomanie animale de notre mal-être bien humain quand à notre rapport au pouvoir qui grangrène.

Dégraissez-moi ça! de Micheal Moore







"Les spermatozoïdes ont droit à la vie!"








Auteur : Micheal Moore
Éditeur : 10/18
Collection : 10/18 Faits et Causes
Synopsis : Voici, à travers les yeux d'un ancien ouvrier devenu agitateur professionnel, la face sombre et peu glorieuse des Etats-Unis, celle du chômage et de la pauvreté, du racisme... et des antidépresseurs. Avec un humour féroce, Michael Moore part en guerre contre les spécialistes du "dégraissage" intensif et leurs alliés, les politiciens qui leur donnent carte blanche (et des subventions). Lui-même licencié de General Motors, il râle, dénonce, accuse, rêve d'organiser le procès des liquidateurs du "rêve américain", demande à l'Arabie Saoudite une aide financière pour les pauvres d'Amérique et offre ses conseils à tous les laissés-pour-compte ! Drôle et excessif, il nous rappelle que le rire est aussi une arme de combat et de résistance.
Ma note : 9,5/10



ᚠ 
MON AVIS
Je ne suis jamais déçu par un livre de Micheal Moore, c'est un vrai plaisir, un déluge de sarcasmes, de révélations et de comparaisons horribles sur des systèmes qui se tirent des balles dans le pied sans se préoccuper des gens du peuple.

Car il faut bien l'avouer, même si ses propos le font passer pour un mégalomane aux yeux des plus tatillons, Micheal tape la ou ça fait mal. C'est l'essentiel de son message qu'il faut retenir, les « faits » qu'ils nous délivrent et non sa manière de nous l'apporter, même cela fait son charme. Il use parfois de métaphores et de mise en scènes amusantes, même dans son écriture. La lecture de ce roman, que je découvre avec honte sur le tard, m'a donné envie de revoir plusieurs de ses documentaires phares ( Sicko, Capitalisme : A love story). Cette vision qu'il a de son amérique est touchante, car il la voit se décrépir, dépérir, mais ne la haït pas pour autant, Moore aime son pays, il est juste révolté et désolé pour sa patrie. Les récits de Micheal Moore sont comme des cris de détresses face a l'absurdité des situations dont elle est victime.

Entre le parcours du combattant des salariés qui souhaitent se syndiquer, l'encouragement du gouvernement à la délocalisation des entreprises dans d'autres pays, au détriment des travailleurs américains ou encore la vision narquoise de l'auteur sur les lobbys et le cirque des élections présidentielles.

C'est un livre à la fois politique et plein d'humour noir que je recommande entre deux lectures épiques. Micheal Moore ne juge pas, il expose et nous pousse à réfléchir à notre propre condition, reflet de notre société qui, malgré ses nombreux avantages (et il ne faut pas les nier), penche dangereusement du côté obscur de la force.


EXTRAIT

« Je crois que Dieu a créé tous les hommes également bons. Mais si nous devions accueillir un million d'immigrants l'année prochaine – des Zoulous mettons, ou des Anglais – et les installer en Virginie, lequel de ces deux groupes serait le plus facile à assimiler et causerai moins de problèmes aux habitant de la Virginie » - PAT BUCHANAN

ça doit être une coincidence, mais j'ai toujours rêver de voir Pat Buchanan se livrer à des efforts d'assimilation avec une bande de zoulous. Et oui, Pat, je te vois avec un million de voisins Zoulous. En fait, contrairement à la tienne, ma politique d'immigration est très simple : on laisse tout le monde entrer sauf toi.
Et pour les fans de Buchanan, c'est la même chose : ils feraient mieux de faire leurs valises. J'imagine qu'ils ne réalisent pas à quel point c'est hypocrite de fermer la porte aux immigrants alors que personne d'entre nous ne serait américain si nos arrière-grands-parents ne s'étaient pas débrouiller pour débarquer ici. A part les noirs (transportés de force) et les indiens (qui sont arrivés les premiers), nous devons tous notre présence ici à l'aventureuse ingéniosité de nos ancêtres immigrants.
Au lieu d'en éprouver de la gratitude -et de reconnaître tous les avantages que nous devons à leurs tribulations -, nombre d'entre nous veulent désormais exclure les nouveaux venus. Ils se comportent exactement comme les salopards qui voulaient fermer les portes de l'Amérique aux familles de nos aïeux et qui leur empoisonnaient l'existence une fois qu'ils avaient débarqués.
Les immigrés ont toujours étés des boucs émissaires de choix. A en croire Pat Buchanan et ses congénères, ce sont les immigrés sans papiers qui provoquent le chômage, ce sont eux qui détruisent notre système de protection sociale et qui alimentent la délinquance et, le pire, c'est qu'on ne comprend même pas ce qu'ils racontent.
Bien entendu, la vérité est tout autre. Les immigrés travaillent plus durs que les autres. Ils ne risquent pas d'exercer une pression excessive sur notre système de protection sociale, vu que nombre d'entre eux n'osent pas réclamer leurs droits de peur d'être découverts. Et la criminalité est en baisse aux États-Unis depuis 1991, alors même que le nombre d'étrangers sans papiers augmente de trois cent mille par an.



INTERETS : Les dénonciations politiques, la mise en évidente de certaines absurdités du système en place ( des années 90, mais qui pour la plupart restent très actuelles), l'humour noir de Micheal Moore.
REGRETS : Certains sujets évoqués ne m'ont pas vraiment bottés et Moore peut partir très loin dans certains délires parfois, mais c'est sans véritable incidence sur la qualité du récit.

3.Top ten Wednesday (oui, je triche et alors?)

Le Top Ten Tuesday Wednesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français le blog de Iani.

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Voici le thème de cette semaine : 

Les 10 livres de votre PAL à lire absolument en 2014

Lorenzaccio de Alfred de Musset
 Les chroniques de MacKayla Lane, tome 1: Fièvre Noire de Karen Marie Moning
Le livre des choses perdues de John Connolly
Attirance, tome 1: le baiser des sirènes de Anne greenwood Brown
Dégraissez-moi ça! de Micheal Moore
Psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim
Les Etoiles de Noss Head, tome 1: Vertige de Sophie Jomain
Junk de Malvin Burgess
Si c'est un homme de Primo Levi
L'Elféméride, le grand légendaire des saisons de Pierre Dubois


Et si dieu n'aimait pas les noirs? de Serge Bilé et Audifac Ignace





 L’huissier du Vatican, qui lui fait visiter son logement, à son arrivée, lui lance, hautain : "Regardez-bien l’état dans lequel on vous donne cet appartement. Ce n’est pas pour faire vos saletés africaines ici !"





Auteurs: Ignace Audifac et Serge Bilé
Éditeur: Pascal Galodé
Collection: Univers documents
Site web: www.pascalgalodeediteurs.com/
Synopsis: En janvier 1944, alors que les armées alliées font route pour libérer Rome occupée par les nazis, le pape Pie XII exige, curieusement, qu'aucun soldat noir, africain, antillais, ou américain, ne soit déployé aux portes du Vatican. En août 1988, le secrétaire particulier de Jean-Paul II, l'évêque zaïrois Emery Kabongo, est sauvagement agressé, officiellement par des inconnus, à Castel Gandolfo, la résidence d'été du souverain pontife pourtant si bien gardée. Aujourd'hui, les prêtres africains, en poste ou de passage au Saint-Siège, se disent discriminés. Plusieurs ont même été bannis, pour avoir prolongé leur séjour italien, au-delà de la limite autorisée. Ils sont désormais mendiants et sans papiers. Quant aux religieuses africaines, que les congrégations romaines font venir, pour palier la crise des vocations, elles constituent une main d’œuvre corvéable à merci. Désemparées, beaucoup d'entre elles échouent dans la prostitution ! Ce livre, fruit d'une minutieuse enquête, dévoile les ombres et contradictions d'une institution, qui n'arrive toujours pas à se débarrasser de ses propres préjugés sur les Noirs, qu'elle considérait jadis à l'image, non pas de Dieu, mais du diable !
Ma note: 5/10


ᚠ 

MON AVIS

Je suis resté assez mitigé après la lecture de cet ouvrage. Trop de raccourcis, de facilités par le stéréotype. Sous titré "Enquête sur le racisme aujourd'hui au Vatican", la narration est dirigée et non plus objective. Je trouve cela extrémement dommage, le tout se base pour le principal de son contenu, sur des citations.  Des "preuves" peu tangibles, beaucoup de préjugés et de gros clichés. Je ne met absolument pas en doute ce qui ressort de ce livre, mais le "tous les religieux italiens sont des sales racistes, les noirs africains sont tous opprimés". c'est un abrégé un peu léger, mais c'est grosso modo ce que j'en retiens malheureusement. Ce que j'ai appris en revanche et qui n'est pas vraiment de notoriété publique, il me semble, concerne les prêtres sans papiers et les religieuses prostituées. C'est la que se tient tout l’intérêt du livre. Des prêtres étrangers envoyés en Italie pour parfaire leur études de théologie, avec une bourse de 400 euros pour la plus élevée (pour payer nourriture, appartement et vétements). 

Bien souvent ils sont obligés de s'armer de petits boulots et leur études en pâtissent inévitablement, si bien que le cursus demeure incomplet, leur carte de séjour se périme et leur seul recours reste l'illégalité. Afin de ne pas repartir bredouille au pays, ils deviennent sans-papiers. Quand aux religieuses, on se doute qu'il s'agit du même cas de figure qui les forcent à se vendre, voire même de finir dans des "maisons". Appartenant la plupart du temps à des évêques ou des cardinaux... 

Visiblement ça se sait, mais cela reste tabou. C'est une forme de racisme ordinaire qui rejoint les goûts douteux de nos politiques pour les petits enfants prostitués des pays exotiques. ça se sait, mais on n'en parle pas. Les allégories fantasques vis a vis des religieux noirs africains sont ignobles de bêtise. Notamment sur le fait que les prêtres africains seraient incapables de "célibat" ou bien qu'ils seraient "davantage proches du primate que de l'homme moderne". C'est consternant tellement le racisme engloutit la matière grise. 

C'est un document intéressant, mais il conserve une part de victimisation qui m'échappe.


EXTRAITS 

 Quant aux religieuses africaines, que les congrégations romaines font venir, en grand nombre, pour palier la crise des vocations, elles constituent une main d’œuvre corvéable à merci. Désemparées, des dizaines d’entre elles ont échoué dans la prostitution, allant jusqu’à planifier leurs rendez-vous galants depuis l’intérieur même de leurs couvents !


La scène est rapportée dans le livre de Serge Bilé et Audifac Ignace. Elle se passe en 1985. Un cardinal burkinabé, Paul Zoungrana, concélèbre la messe de clôture du synode extraordinaire à la basilique Saint-Pierre de Rome. Il est malade et en petite forme. Assez en tout cas pour inquiéter son compatriote, prêtre lui aussi, qui l’accompagne. Ce dernier, sans attendre la fin de la cérémonie, s’avance vers le cordon de sécurité, mais se heurte à un vigile italien. Il insiste pour récupérer Zoungrana, en expliquant que celui-ci est souffrant. Mais, le vigile, qui ne veut rien entendre, lui répond aussi sec : "Qu’est-ce que j’en ai à foutre de votre cardinal !"

Autre lieu, autre prêtre. Lui est malgache. Il s’appelle Edmond Velonzara. Il a secondé, pendant quatre ans, dans une paroisse de la banlieue romaine, un vieux curé italien, qui n’a eu à son endroit que mépris, morgue, et sarcasmes, au point d’ailleurs de ne jamais l’appeler par son nom : "Il disait toujours l’Africain ou encore ce nègre en parlant de moi !", raconte, avec tristesse, l’infortuné Malgache. Des mésaventures comme celles de Zoungrana et Velonzara, on en trouve à foison dans le livre de Serge Bilé et Audifac Ignace. Scènes de racisme ordinaire, qui n’auraient, somme toute, rien d’extraordinaire, si elles n’avaient pour théâtre le Vatican, haut-lieu par excellence de la chrétienté, et ses environs.  

INTÉRÊTS: Les révélations sur les conditions de vis des étudiants étrangers (Je dirais que j'ai trouvé cela intéressant, davantage que j'ai pris de plaisir à l'apprendre, bien évidemment).
REGRETS:Le racisme ordinaire banalisé, l'impression de victimisation complète imposé par les auteurs.

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