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Secta de Elendawenn



 "J'ai mal...Si mal...Ma tête semble si légère...Tout danse devant mes yeux assombris.Et le sang coule en dehors de mon corps...Ai je encore le temps de repenser à tout ça...A ce jeu qui m'a mené aux enfers... J'ai envie de hurler de désespoir pitié...Pitié pour ma pauvre âme arrogante..."




Auteur: Elendawenn
Genres: Fiction, Mystère/Horreur/Angoisse
Lire la fiction: Sur le site fanfic-fr.net
Synopsis: Guilhem est un enfant martyr. Des années plus tard, il a reconstruit sa vie, Une femme, un job, presque tout. Jusqu'à ce qu'un jour, son patron lui colle un assistant tout particulier. Une bête curieuse et charismatique qui le provoque, déchiffre les moindres gestes de ses collègues et surtout... Qui lui propose d'effacer ce passé qui le ronge, de sa mémoire. Mais comment ? Le jeu commence. Entrez dans SECTA.
Ma note: 7/10

ᚠ 

MON AVIS
Je regarde l'époque à laquelle j'ai découvert cette fiction sur le net. Wahou, 2006, cela date! J'étais encore au lycée! J'avais tout de suite accroché, j'en raffolais. Le premier chapitre est un véritable upercut. J'ai beau avoir souvent lu sur ce genre de sujet, l'abus sexuel du point de vue d'un enfant reste tout de même très pesant. Puis nous découvrons ensuite Guilhem adulte, introverti et fragile qui vit une vie de famille tout ce qu'il y a de plus paisible avec femme et enfant. Un matin son patron lui présente William Alrey, nouveau dans la boîte ou il travaille. Le charisme de cet homme désarçonne le peu d'assurance que Guilhem possède encore.

L'écriture est agréable et fluide, les émotions sont assez bien retranscrites, ce qui permet d'avoir de l'empathie pour les personnages et de bien visualiser le contexte. L'écriture est visuelle, viscérale. Les personnages parlons en! Aucun d'eux ne semble avoir un passé vraiment reluisant, mais chacun s'est relevé à sa façon. Guilhem tente de faire face chaque jour qui l'éloigne un peu plus de ses terribles réminiscences d'enfant, William est plutôt joueur, aguicheur et franchement manipulateur. J'ai aimé sa façon d'analyser le comportements des gens avec justesse et un découragement manifeste envers l'humanité. Enfin, la proposition qu'il fait à Guilhem pour le débarrasser de ces souvenirs n'est pas sans conséquences et lorsque SECTA commence, on ne peut plus reculer. Guilhem entre alors dans un univers ou les gens portent des masques, parient, gagnent ou perdent plus encore que ce qu'ils avaient misés...


EXTRAITS

Je le repousse violemment avec toute la force que donne le désespoir et la peur, et me précipite vers la porte. Je cherche à ouvrir mes les nerfs me font trembler. Je n’arrive pas…Pitié stop. Je n’en peux plus. C’est une torture. Pourquoi me confronter à ça encore?! Il me retient et le poignet et le me le tord avec une froideur cruelle. Je hurle. Cette douleur…
-Écoute moi bien Guilhem…J’ai la possibilité de te soulager. D’atténuer cette partie de ton passé. N’est ce pas une chance? De pouvoir enfin être débarrassé des vieux démons enfin. Mesure ça…Réfléchi…Pourquoi n’arrives tu pas à embrasser ton fils? Pourquoi ne peux tu pas lui apprendre le base-ball ou le foot? Tu as peur de reproduire un schéma passé n’est ce pas? Tu as peur. Pourquoi a tu envie de prendre ta femme à chaque fois que tu te sens mal? Pourquoi as-tu envie de la baiser pendant ces moments là? L’oubli est le poison et l’antidote.

Il se jette sur les trois dés, fébrile, impatient. Il les fait rouler un moment dans sa main. Je comprends mieux pourquoi il se demandait si je jouait. C’était le premier de la partie…Il les lance. Un six, un cinq et un quatre…J’interroge William du regard. Qu’est ce que ça veut dire?… -Ah autre chose Guilhem c’est moi qui dirige et annonce le jeu. Personne ne parle pendant les parties…Bien…Donc un six, un cinq, un quatre; tu as de la chance David: c’est une Gamme… Mon ventre me fait souffrir, la ligne de sang perle à travers ma peau. Qu’est ce que je fais là bordel…Ces masques, ces dés, William…C’est si bizarre…Et cette extase profonde, viscérale…Qu’est ce que c’était. Les sons me semblent lointains, je ne me sens pas bien, je ne comprends rien à ce jeu de dés…Mon esprit fait la gamme entre dégoût et fascination. Et six, cinq, quatre…
 



PLAISIRS: William, les conflits intérieurs de Guilhem, le mystère autour du jeu.
REGRETS: Quelques fautes d'orthographes et d'accords grammaticaux à déplorer qui freine la lecture (mais pas le plaisir).


Long Hard road of Hell de Shirley, Agonoize et Korrigan



 

"Tremble… Car je suis bien ce que tu vois en moi".







Auteurs: Shirley, Agonoize et Korrigan 
Genres: Fiction originale, Fantastique/Romance/Horreur/ Angoisse.
Lire la fiction: Sur le site Fanfic-fr.net 
Synopsis: Il arrive que les actes les plus insignifiants à nos yeux se révèlent pourtant être lourds de conséquences.Un soir lors d’une beuverie, Aaron Sullivan embrasse un inconnu à pleine bouche. Comme une goutte d’eau engendre un tsunami, ce baiser est le début d’une remise en cause de toute la création ! Où Dieu descend de son trône et où Lucifer culpabilise… "I wanna Live, I wanna Love, but it’s a long Hard Road of HELL"
Ma note: 7.5/10

 ᚠ 

MON AVIS
Et oui, tout commence sereinement, les démons forniquent, tuent et parient, les anges collaborent, veillent et désespèrent. Bref, tout est normal, jusqu’à cette nuit. Cette nuit ou un homme mort d'ennui passe la ligne jaune, sans savoir qu'il commet une bourde qui va foutre un sacré bordel. Tout l’intérêt de cette fiction à six mains ( oui, trois auteurs), réside selon moi dans la variété des points de vus et l'interaction de chaque style d'écriture. Il existe une union délicieuse et efficace entre les auteurs qui se lient et s'interrogent ensemble, donnant vie a une nouvelle version du fantastique menée par le désespoir Rock'N'Roll de ses protagonistes.


EXTRAITS
En pleine journée… À 14 :13 et 6 secondes, mes doigts de chair délicats se resserrent autour de la crosse de ce joli magnum… Plus c’est gros plus c’est beau… Le lieu est le IIIe° arrondissement, sur le trottoir gauche en face du bâtiment portant le numéro 66, entre une boîte à poste et un lampadaire vert anglais dans le style new yorkais. Un quartier bourgeois et propre avec des arbres en cage… Je reste là debout, je jette mon regard bleu nuit à droite, puis à gauche, puis à droite, puis à gauche…
Voici celui que j’attendais. Un charmant petit bambin, la tête blonde, les joues roses et les yeux bleus… Il joue avec sa trottinette bleue métallisée, et porte un manteau  JPG sur le dos… C’est trop chou ! Sa mère accompagnée d’une amie marche derrière lui, elles portent toutes les deux de luxueux manteaux de fourrure et les derniers invités se pointent au bout de la rue dans leur voiture de patrouille (j’adore les policiers)…Ce petit garçon arrive à mon niveau, je sors mon magnum de mon baggy noir à sangles, lève à peine le bras…

BANG !

Il y en a toujours pour gâcher ma béatitude… L’amour… Nous détestons l’amour… Ce sentiment mi-spirituel, mi-animal échappe à la création… Comme si les humains avaient hérité d’un don de création… Ils ont créé l’amour, cette saloperie fait des ravages dans mes troupes… Autrefois, aucun démon digne de ce titre ne se serait laissé tenter par ces déchets plein de jus rouge… C’est comme si leur pouvoir « d’amour » avait évolué avec le temps… De plus en plus de démons se laissent ainsi corrompre par ce sentiment… Je sens un sourire couler sur mes lèvres…


PLAISIRS: Le détachement de certains personnages dans toute l'horreur de leur "mission", l'atmosphère glauque de la mise en scène, Lucifer, Aaron Sullivan 
REGRETS: J'attends toujours une suite!